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La lésion musculaire est une des pathologies les plus délicates en médecine sportive du fait du risque de récidive.

En effet, si récidive il y a, le temps perdu par le sportif, surtout professionnel, est dommageable pour sa saison voir sa carrière.

Essayons de comprendre les facteurs de risques de blessure musculaire, mais aussi et surtout les possibilités naturelles de traitement afin de réduire au maximum ce délai et limiter les récidives.

Nous n’aborderons pas ici la problématique des étirements ni de la préparation physique qui demandent au moins un article chacun.

Serons abordés dans cet sujet les éléments physiologiques et métaboliques favorisants la prévention ou la cicatrisation des lésions musculaires

Dans quel contexte se blesse un sportif ?

Pour avoir travaillé plus de 20 ans avec des sportifs professionnels, je peux affirmer que l’accident musculaire n’est pas le fruit du hasard. Il n’est pas non plus le résultat d’une seule cause. La physiologie humaine est bien trop sophistiquée pour se gripper face à une seule difficulté. En effet, il faut plusieurs causes pour créer un symptôme et cela pendant un temps assez long.
Le symptôme, ici la lésion musculo-aponévrotique, n’est que le résultat d’un enchainement de facteurs musculo-squelettiques, métaboliques, psychologiques, sportifs…

L’organisme cherche à s’adapter en compensant jusqu’à la blessure, la douleur ou un symptôme quel qu’il soit.

La fatigue et le stress sont des facteurs favorisants en développant un terrain acide et la fabrication de radicaux libres.

Mais d’autres éléments peuvent intervenir comme une déshydratation ou un état inflammatoire.

Il arrive aussi que le sportif semble être au top de sa forme et qu’il se blesse; il est logique qu’une sur-sollicitation associée à un déséquilibre postural mette en péril un muscle ou un groupe musculaire. J’entends par postural, tant les entrées sensorielles étudiées en posturologie, qu’un simple déficit de la mobilité d’une sacro-iliaque par exemple, qui dans un contexte de sur-entrainement va solliciter les muscles antérieurs ou postérieurs de la cuisse jusqu’à l’accident musculaire.

En tout état de cause, il semble donc logique et nécessaire de ne pas limiter son traitement à un aspect strictement rééducatif.

Les principaux traitements en kinésithérapie de la lésion musculaire :

Le traitement des lésions musculaires est maintenant bien connu. Il repose sur des principes avérés : compression, glace, mobilisation précoce, drainage, excentrique, étirements, renforcement, oxygénation …

Le délai de cicatrisation varie en fonction du degré de gravité de la blessure de 21 jours à 6 semaines.

Bien que beaucoup aient écrit à ce sujet, tout l’art de notre métier repose sur le bon dosage de chacune de ces techniques et de leur chronologie.

Que faire en plus du traitement réeducatif ?

Voici quelques propositions supplémentaires visant à créer un terrain favorable à une cicatrisation optimale dans un délai le plus court possible.

Parmi ces éléments, nous aborderons l’intérêt d’un apport en oméga 3, en vitamine C d’après les travaux du DR Linus Pauling, d’une hydratation cellulaire efficiente ainsi que son corollaire, je veux bien sur parler de la notion acide/base. Pour finir, et afin d’apporter un outils simple, efficace et scientifiquement prouvé à la gestion du stress, nous aborderons la cohérence cardiaque développée par les Drs David O’Hare et Servan Schreiber.

Oméga 3 :

Parmi les nombreux rôles des omega 3, deux nous intéressent plus particulièrement dans le cadre de la prévention et la cicatrisation musculaire.

Tout d’abord, dans la prévention par la limitation de l’état inflammatoire naturel lié à des sollicitations mécaniques du corps du fait de  l’activité sportive créant de multiples micro-traumatismes ou traumatismes vrais.

En effet, les oméga 3, donc nous manquons cruellement, sont un des éléments essentiels à la fabrication de facteur anti-inflammatoires.  Notre corps fabrique des facteurs inflammatoires (omega 6) indispensable à la gestion d’urgence que ce soit de type infectieux ou traumatique. Bien que nous luttions, en permanence contre l’inflammation, il s’agit pourtant du système de défense universel du corps. En comprendre les causes et solutions, nous permettent de respecter la physiologie humaine.

Ensuite, les oméga 3 entrent dans la composition des membranes de chacune de nos cellules. Hors, si l’on espère qu’une zone lésée du corps se reconstitue, faut-il que le corps ait à sa disposition les éléments nécessaires.

Les sources alimentaires d’omega 3 sont bien connues mais l’apport régulier et qualitatif est difficilement compatible avec l’alimentation proposée à notre époque.

Rien n’étant impossible, profitions de la période de convalescence du sportif pour l’informer sur ce point.

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Les sources animales (oméga 3) :

Les poissons riches en omega 3 sont : le saumon, la sardine, le maquereau, le hareng. Pour bénéficier des oméga 3 contenus dans ce poissons, il faudrait les manger cru pu presque. Car une fois cuit, ces acides gras poly-insaturés se sont transformés en acide gas saturés.

Sauf si votre sportif est adepte des restaurants japonais, le quotidien se chargera de créer un déficit.

Viennent ensuite les sources végétales avec l’huile de lin, huile de colza, l’huile de noix. On estime qu’il faudrait (varie selon les auteurs) environ 2 cuillères à soupe par jour et par personne de cette huile conservée au frais et ouverte depuis moins de trois semaines.

Enfin et pour rattraper ce retard commun à une majorité de personnes, il existe des capsules huileuses à base de poison et/ou de de végétaux.

En parallèle, il est bon de transmettre de nouvelles habitudes alimentaires à votre patient afin de ne pas prendre des gélules en permanence.

La vitamine C :

Bien connue depuis très longtemps, cette vitamine est sous utilisée en médecine sportive. Les travaux du Dr Linus Pauling (prix Nobel de médecine et prix Nobel de chimie) ont montré le rôle indispensable de la vitamine C dans la production de collagène. Hors pour qu’une zone du corps cicatrise, il faut fabriquer du collagène.

La vitamine C n’étant pas stockée dans le corps, il faut donc un apport quotidien de 1 gramme minimum. Bien que nous ne soyons plus à l’époque des marins au long court, qui n’ayant pas d’apport de cette vitamine mourraient du scorbut, une alimentation dégradée et industrielle est très pauvre en vitamine C.

Du fait d’un besoin accru pendant la période de cicatrisation, une supplémentation serait judicieuse.

Acide base :

Bien que le pH de notre milieu interne ne varie que très peu, il est à noter que le temps de cicatrisation ne sera pas le même dans un milieu légèrement acide que dans un milieu physiologique ne sollicitant pas les facteurs d’homéostasie du corps.

L’équilibre alimentaire visant à rééquilibrer la proportion d’aliments végétaux plutôt alcalinisants par rapport aux apports protéiniques et aux aliments acidifiants pourrait être enseigné au sportif convalescent voire à son entourage. Ceci est valable autant dans la période de cicatrisation qu’à la reprise si l’on veut éviter la fatigue et la récidive.

Méfiez vous des apports artificiels à base de bicarbonates nécessitant une élimination rénale. Le rein étant un des grands gestionnaires des acides du corps, une sollicitation trop importante pourrait entraîner un effet inverse à celui recherché.

La vrai hydratation :

Un apport hydrique suffisant et régulier avec une eau peu minéralisée est favorable au maintient d’une hydratation cellulaire physiologique. À l’inverse, des eaux trop riches en sels minéraux vont comme n’importe quel sel fatiguer les reins entrainant une déshydratation cellulaire. Cette déshydratation, commune à beaucoup de personnes est également le contexte idéal de stress cellulaire tout autant que de fatigue. Pour fonctionner physiquement, une cellule a besoin d’une hydratation optimale. Ceci est vrai aussi pour la cellule musculaire.

Gestion du stress :

J’ai pu observer un grand nombre de fois que le stress était l’un des éléments du contexte blessure comme de cicatrisation.

Faces aux impératifs du sportif, mettre le maximum de chances de son côté est indispensable. Cependant, nous ne sommes pas psychologue et le sportif a besoin d’un résultat rapide. Pour toutes ces raisons, j’apprécie la cohérence cardiaque qui ne demande que 5 minutes trois fois par jour sans aucun apprentissage ni besoin de séances chez un praticien. Les résultats sont validés depuis très longtemps et la technique largement utilisée dans différents domaines où la performance est recherchée.

Cette méthode de gestion du stress aux multiples effets bénéfiques est un excellent outils pour les kinésithérapeutes.

Thierry BLAIN

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