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Les réflexes archaïques en posturologie

réflexes archaïques

Les réflexes archaïques sont présents chez le nouveau-né.

Ils sont des marqueurs importants de la bonne constitution du système nerveux des enfants. C’est donc un élément majeur de l’examen des bébés.

Ils tendent à disparaître avec l’âge.

Qu’est-ce qu’un réflexe ?

Avant d’aborder le sujet des réflexes archaïques proprement dit, commençons en introduction par définir un réflexe. C’est une réaction automatique, involontaire de l’organisme à un stimulus précis. La réaction est le plus souvent un mouvement soit simple par stimulation d’un seul muscle (taper le tendon rotulien entraîne l’extension de la jambe), soit complexe avec mise en jeu de plusieurs muscles entraînant un mouvement élaboré (mettre les bras devant soi lorsque l’on chute pour protéger son visage).

Elle est automatique car se déroule dans un circuit fermé, c’est-à-dire qu’il existe une route unique entre le stimulus et les effecteurs (les muscles). En général, le réflexe passe par la moelle épinière sans passer par le cerveau, c’est pour cela qu’il est involontaire, il n’y a pas de traitement conscient possible de l’information. Donc, le signal reçu va se diriger vers la moelle, qui va se charger de commander directement la réponse prédéfinie du réflexe concerné.

Un exemple de réflexe est le réflexe rotulien où le choc sur le tendon rotulien envoie un message aux nœuds nerveux de la moelle qui, de manière automatique, déclenchent une extension de jambe. Par extension, le terme peut également s’employer pour parler d’automatismes de pensée, d’habitudes culturelles qui dépassent la volonté et agissent comme de vraies réflexes des habitus inscrits dans le quotidien.

Quelle est la spécificité des réflexes archaïques ?

Ceux-ci sont présents chez le nouveau-né et tendent à disparaître avec l’âge. Systématiquement recherchés à la naissance et durant le développement de l’enfant, ils sont des marqueurs importants de la bonne constitution du système nerveux des enfants ; et leur disparition séquentielle signe un bon développement moteur ou, si ce n’est pas le cas, alerte sur des possibles troubles.

C’est donc un élément majeur de l’examen des nouveau-nés, et une part de stress pour les parents car certains réflexes sont impressionnants à explorer, surtout chez les plus petits (notamment le réflexe de Moro).

Les principaux réflexes archaïques sont :

– le réflexe de préhension ou grasping (terme anglais) : le nourrisson va spontanément fermer la main lorsque l’on frotte sa paume ou fléchit les orteils si la stimulation est au niveau plantaire. Bien connu des parents, il mime un mouvement affectueux et participe à développer la relation enfant/parents. Il disparaît progressivement pour laisser la place à la préhension volontaire.

– le réflexe de succion : l’enfant suce spontanément son doigt ou le téton pendant l’allaitement. Si l’on frotte le bord des lèvres, l’enfant tourne sa tête dans la direction de la stimulation et cherche à sucer. Présent dès la vie in utero, il apaise et permet à l’enfant de se nourrir.

– le réflexe de Moro : à l’occasion d’un stimulus brutal, évalué en général par le pédiatre en exerçant un brusque redressement du corps, l’enfant écarte les bras puis les sert et cri. C’est une réaction de défense qui disparaît vers 5 mois.

Dès la naissance, le nouveau-né tient quelques secondes la tête lorsqu’on le redresse.

Ces réflexes peuvent de manière pathologique, soit persister anormalement chez les enfants lors de troubles du développement, soit revenir lors de certaines atteintes, comme à la suite d’un AVC ou dans certaines démences où le grasping peut ainsi réapparaître.

L’intégration primordiale des réflexes archaïques

Mais au-delà de l’aspect purement moteur des réflexes archaïques, ils participent également au développement émotionnel et cognitif des nourrissons. C’est là que le concept d’intégration porte tout son sens car les réflexes non-intégrés participent à déséquilibrer le système nerveux et limite la capacité de maturation des différentes facettes du développement.

La non-intégration est le plus souvent plurifactorielle, même s’il reste difficile de toujours pouvoir identifier les séquences cause/conséquence, parfois dès la vie in-utero où le stress maternel va gêner le processus d’intégration. Après la naissance, les causes environnementales comme le temps passé devant des écrans, l’utilisation de sièges bébé de manière trop prolongée ou encore de trotteuse limitant la marche des enfants sont sources de difficultés voire d’impossibilités à l’intégration.

Pour pallier à cela, il est nécessaire d’accompagner l’enfant via des mouvements et autres manœuvres qui vont l’aider à intégrer les réflexes et éviter les manifestations d’une mauvaise intégration, surtout lors de situation de stress où le système nerveux serait incapable de gérer l’influx de stimuli et risquerait de ne pas réagir de manière adaptée.

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