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Les réflexes archaïques ou primaires (suite)

Les réflexes archaïques ou primaires sont les fondements de la construction neurologique chez tout individu, et sont indispensables au bon développement cognitif, émotionnel et moteur du nourrisson, de l’enfant et de l’adulte.

Ces réflexes dit primaires sont un ensemble de réactions automatiques et involontaires chez le nourrisson. La majorité d’entre eux se créent in-utéro, se développent à la naissance et s’intègrent pendant la première année de vie, synonyme de développement moteur optimal. En phase de développement, chaque réflexe est actif puis doit s’intégrer pour laisser place aux mouvements volontaires et intentionnels. 

À quoi servent les réflexes archaïques ou primaires ?

À la naissance, la répétition spontanée de séquences de mouvements réflexes du corps permet aux fibres nerveuses de se développer pour construire un réseau de communication. Cette activité motrice primaire assure à l’enfant son développement sensori-moteur et cérébral. Celui-ci est le fondement principal de ses futurs mouvements intentionnels, son apprentissage, ainsi que son développement émotionnel et intellectuel.

Les réflexes primaires peuvent servir à :

  • nous protéger (réflexe de retrait, réflexe de peur …) ;
  • nous nourrir (réflexe de déglutition, réflexe de succion …) ;
  • nous déplacer (réflexe de reptation, réflexe de Babinski) ;
  • coordonner nos mouvements (réflexe tonique asymétrique du cou, d’agrippement …).

L’intégration progressive et naturelle des réflexes archaïques permet de développer des connexions vers le cerveau pour assurer le bon développement du schéma moteur. L’apprentissage spontané de coordination de mouvements, de renforcement de tonus musculaire et d’équilibre postural permet au nourrisson d’être pleinement disponible pour son développement intellectuel et comportemental.

Les différents types de réflexes primaires

Les réflexes archaïques comprennent : 

  • le réflexe de succion, nécessaire à l’alimentation ;
  • le réflexe de préhension (grasping), indispensable au lien d’attachement entre parents et enfant ;
  • le réflexe de Moro (ou réflexe de défense) : mouvement de bras en croix ou d’embrassement suite à un stimulus soudain (lumière, son, changement de position rapide, etc …), réflexe symétrique (une asymétrie peut alerter sur une atteinte neurologique ou musculosquelettique). L’absence de ce réflexe est rare et peut orienter vers une hypotonie congénitale ;
  • le réflexe de redressement et de la marche automatique : le nourrisson «marche» spontanément lorsqu’il est maintenu en position verticale et légèrement incliné vers l’avant avec les pieds touchant le sol ;
  • le réflexe de fouissement : le nouveau-né rampe vers le sein depuis le ventre juste après l’accouchement ;
  • le réflexe des points cardinaux : mouvement de la tête du nourrisson tout en ouvrant la bouche pour téter, suite à une stimulation tactile de la joue ;
  • le réflexe de survie : le nouveau-né dégage son nez en relevant et remuant la tête, il peut aussi utiliser ses bras :
  • le réflexe de nage : mouvements spontanés de bras et jambes pour «nager», etc …

On peut citer d’autres réflexes primaires, comme le réflexe tonique asymétrique du cou (réflexe de l’escrimeur), le réflexe tonique symétrique du cou, le réflexe glabellaire, etc …

Certains réflexes demeurent actifs à l’âge adulte, tels que le bâillement, le hoquet, la toux, le clignement des yeux, l’éternuement, la déglutition.

Réflexes archaïques : importance d’une bonne intégration

Au cours du développement du nourrisson, les réflexes archaïques ou primaires s’inhibent et ne sont plus observables. Ils évoluent pour se transformer en réflexes de vie (Masgutova) ou posturaux (Blythe). Ils peuvent ressurgir au cours de la vie en cas de nécessité (danger, stress), mais ne s’installent pas de façon durable. Ces étapes sont le processus naturel et spontané du développement du nouveau-né. Elles sont nécessaires afin d’améliorer sa résistance au stress et sa capacité d’adaptation, ainsi que ses interactions sociales.

Ce développement peut être incomplet si certains réflexes ne se développent pas, ne s’intègrent pas, ou réapparaissent de façon durable. En effet, si les mécanismes n’ont pas évolué correctement, la vie de l’enfant ou de l’adulte peut être entravée par des difficultés d’apprentissage, des déficits posturaux, ou encore des difficultés comportementales. 

Divers facteurs peuvent causer une mauvaise évolution. Parmi eux, on retrouve : un accouchement difficile (césarienne, utilisation de forceps, cordon autour du cou, etc …), un stress chez la mère durant la grossesse, une grossesse non désirée, des perturbateurs externes durant la vie de l’enfant ou de l’adulte (accident, traumatisme, AVC, stress important, etc …).

IMP : Intégration Motrice Primordiale

En cas de dysfonctionnement des réflexes archaïques, il est possible d’aider le système nerveux de l’enfant ou de l’adulte à se réorganiser. Plusieurs techniques permettent ainsi de ré-intégrer les réflexes primaires en se basant sur des stimulations sensorielles et des mouvements spécifiques adaptés.

C’est le cas de l’Intégration Motrice Primordiale (Intégration Motrice Primordiale) : cette approche synthétique permet d’identifier et de remodeler les réflexes non intégrés. L’IMP agit également sur les réflexes de vie, les mouvements primordiaux, etc …

Cette méthode assure un bilan intégral des réflexes et leur imbrication étroite avec les mouvements physiques, les émotions, l’approche cognitive et la posture.

L’IMP est une technique qui permet de travailler avec une majorité de personnes (du bébé à la femme enceinte, en passant par la personne âgée, ou en situation de handicap) afin de mettre tout en œuvre pour assurer une bonne intégration des réflexes primaires et faire un travail de prévention.

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Les réflexes archaïques (1ère partie)

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