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Pratique sauvage des ventouses ?

Après les J.O. de 2016 avec Michael Phelps, la technique des ventouses revient sur le devant de la scène dans le monde la kinésithérapie.

Devenue indésirable, la pratique des ventouses par les kinésithérapeutes va-t-elle s’arrêter ou être pratiquée de manière sauvage, sous le manteau, sans méthodologie ni formation ?

En tant que kinésithérapeutes, vous avez probablement été informés.es que la pratique des ventouses n’est plus autorisée depuis mars 2021.

[ AVIS DU CONSEIL NATIONAL DE L’ORDRE DU 18 MARS 2021 RELATIF À LA PRATIQUE DES VENTOUSES ]

Bien qu’utilisée dans la plupart des cabinets et des structures sportives professionnelles, ainsi que dans le monde entier par le corps médical, la technique des ventouses soulève, aujourd’hui, des questions dans notre pays.

  1. Tout d’abord, parle-t-on de massage à la ventouse ou de ventouses fixes ?
  2. Quelles études montrent une absence de résultat et des effets délétères ?
  3. Sur quelle étude cette décision a-t-elle été prise ?
  4. Ce sont des questions que la profession se pose aujourd’hui.

D’autre part, un grand nombre de kinésithérapeutes ayant une grande expérience pratiquent cette technique dans les règles de l’art sans aucun désagrément pour le patient. Pourquoi refuser cette approche pour ces personnes ? Il faut savoir que les kinésithérapeutes qui participent aux formations ont tous la même démarche et disent à chaque fois :

” J’ai à ma disposition un outil simple mais je veux en connaitre les principes, les indications et surtout les contre-indications.”

Mais une autre question plus pragmatique se pose :

Est-ce que les personnes qui la pratiquaient auparavant, vont arrêter ?

Et 

Vaut-il mieux encadrer cette pratique par des connaissances de base, type contre-indications, temps de pose, type de ventouse, force de dépression, ou continuer à laisser une pratique qui parfois peut présenter des inconvénients mineurs pour le patient ?

Je pratique cette méthode depuis 35 ans et j’ai passé beaucoup de temps à l’ajuster et l’adapter à notre profession et aux tissus qui nous concernent (muscles, tendons, aponévroses, etc.)

Je l’enseigne depuis 2002 et je suis rassuré de voir que les patients des praticiens formés ne rencontrent pas de désagréments mais bien au contraire des bénéfices tangibles.

Il m’arrive en effet de recevoir des questions ou des photos de collègues (non formés.es) inquiets des réactions de leurs patients.es.  Mais jamais de ceux qui ont été formés.

Quant à savoir si la méthode est efficace ou non ou plus ou moins que les ultrasons ou l’électrothérapie, etc. je laisse les spécialistes de l’analyse des études faire leur travail.

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